SYMPHONIE N°2 « RÉSURRECTION » EN UT MINEUR POUR SOPRANO, ALTO, CHŒUR MIXTE ET ORCHESTRE, EN CINQ MOUVEMENTS CRÉÉE LE 13 DÉCEMBRE 1895 À BERLIN

NOUVELLE PRODUCTION DU FESTIVAL D’AIX-EN-PROVENCE
EN COPRODUCTION AVEC ABU DHABI FESTIVAL, LA PHILHARMONIE DE PARIS, LA VILLETTE – PARIS

— AVEC LE SOUTIEN DE MADAME ALINE FORIEL-DESTEZET, GRANDE DONATRICE D’EXCEPTION DU FESTIVAL D’AIX-EN-PROVENCE

AVEC LE SOUTIEN DU CERCLE INCISES POUR LA CRÉATION CONTEMPORAINE
ET DE MAJA HOFFMANN / LUMA FOUNDATION

Direction musicale
Esa-Pekka Salonen
Mise en scène, décors, costumes, lumière
Romeo Castellucci
Dramaturgie
Piersandra Di Matteo
Assistante à la direction musicale
Aliisa Neige Barrière
Collaborateur à la mise en scène
Filippo Ferraresi
Collaborateur artistique aux décors
Alessio Valmori
Collaborateur artistique à la lumière
Marco Giusti
Soprano
Golda Schultz
Alto
Marianne Crebassa
Actrices et acteurs
Maïlys Castets, Simone Gatti, Michelle Salvatore, Raphaël Sawadogo-Mas
Figurantes et figurants
Isabelle Arnoux, Matthieu Baquey, Andrea Barki, Bernard Di Domenico, Jean-Marc Fillet, Emma Hernandez, Romain Lunitier, Sarah Namata, Francis Vincenty, Emile Yebdri
Chœur
Chœur de l'Orchestre de Paris, Jeune Chœur de Paris
Chef de chœur
Marc Korovitch
Orchestre
Orchestre de Paris
Construction des sculptures de scène
Giovanna Amoroso et Istvan Zimmermann

Cette œuvre donne l’impression de nous être venue d’un autre monde. Et je pense que personne ne peut y résister.

Gustav Mahler, après avoir entendu sa Symphonie «Résurrection» le 13 décembre 1895

Faisant diptyque avec Requiem (2019), saisissante méditation sur l’épuisement et la disparition de toute chose, Résurrection s’empare de manière spectaculaire de la question de l’après – d’un hypothétique renouveau. Au cœur du Stadium de Vitrolles, bâtiment iconique signé Rudy Ricciotti conservé dans son état de beauté ravagée par vingt-cinq ans d’abandon et d’occupations clandestines, Romeo Castellucci confronte à l’énigme d’une mystérieuse renaissance. De toutes les symphonies de Mahler, la Résurrection est assurément la plus populaire : le compositeur met en scène une victoire progressive sur ses doutes, affirme sa vocation créatrice et sa confiance retrouvée dans le cosmos ; dès le chaos d’ouverture orchestrant de grandioses funérailles, l’auditeur est saisi ; il atteint l’extase avec le sublime chœur final célébrant le jugement dernier et l’amour divin partout répandu. Pour rêver avec nous une sortie des temps de détresse, Esa-Pekka Salonen retrouve l’Orchestre de Paris et son Chœur ; Golda Schultz et Marianne Crebassa font leurs débuts au Festival.

  • LE MONDE
    […] à la tête d’un Orchestre de Paris des grands soirs, Esa-Pekka Salonen aura filé droit le Scherzo, écrit à partir de lied tiré des Knaben Wunderhorn, qui relate le prêche inutile de saint Antoine de Padoue aux poissons. Portée par la voix sublimement charnelle de Marianne Crebassa, l’arrivée du Urlicht (Lumière originelle) est comme une ouverture sur l’espoir. Le regard se détourne du sol, interroge le ciel. Sur le plateau, morts boueux habillés de blanc et vivants maculés de terre partagent le même espace mental d’une résurrection sans la transcendance, que portera désormais la musique.
     
  • LIBÉRATION
    Au Festival d’Aix, un Castellucci sans fausse note.
    Plus humaniste et moins calibrée que d’autres mises en scène du provocateur italien,
    Résurrection juxtapose la mise au jour d’un charnier géant et la Symphonie n°2 de Mahler, interprétée avec fougue par l’Orchestre de Paris.
    La symétrie est parfaite, et le mécanisme redoutable, qui enjoint un spectateur nécessairement impressionné à constater la superposition de deux communs – celui de la fosse scénique, et celui de la fosse d’orchestre – qui pose une équivalence terrifiante : l’identification possible entre la masse de cadavres, et la masse des musiciens en dessous.
     
  • LEFIGARO.FR
    Art lyrique : à Aix-en-Provence, une vraie ouverture de festival.
    Hourras pour chef, orchestre, chœurs et solistes, huées pour le metteur en scène, mais surtout un public perplexe et sonné, qui ne sait pas très bien ce qu’il a vu : c’est exactement pour cela que l’on va dans un festival, pour être dérouté par une proposition singulière que l’on ne verrait nulle part ailleurs.

     
  • SCENEWEB
    Après avoir monté un Requiem de Mozart pensé paradoxalement comme une célébration de la vie où s’exaltaient les couleurs, la jeunesse et la danse, sa Résurrection qui devrait appeler à chanter non sans inquiétudes le renouveau, prend les traits d’une forme scénique jamais décorative et d’une intensité crue où se joue une fouille macabre qui invite à la contemplation, longue jusqu’à l’insoutenable, de la mort et de l’inexorable.
     
  • BACHTRACK
    Après son Requiem aixois de 2019, et à l’heure du kitsch triomphant à l’opéra, Castellucci nous surprend cette fois-ci par son épure et donc l’humilité du geste, offrant aux spectateurs d’entendre la musique. Salonen nous saisit par son écoute de la scène et une prise de risque artistique dans l’interprétation qui force l’admiration. Loin de tout romantisme, nous est rappelé avec force combien l’art vivant reste la traversée d’une expérience à vivre, jusques et y compris dans la mort, en toute humanité, et non un objet consommable le temps d’une divertissante soirée.
     
  • LUXEMBURGER WORT
    Et la musique ? Elle est somptueuse évidemment, et particulièrement mise en valeur grâce à la disposition de la salle […].
     
  • LA PROVENCE
    Auréolée de mystère, la dernière création de Romeo Castellucci, la version scénique de la Symphonie n°2, Résurrection de Gustav Mahler, s’y est révélée, dans sa noirceur totale.
    Les images sont fortes, hypnotiques […].
    L’Orchestre de Paris, dirigé par Esa-Pekka Salonen, semble lutter pour reprendre la main, emmenant les chœurs et les magnifiques Golda Schultz et Marianne Crebassa dans son tourbillon d’émotions contraires.

     
  • LA MARSEILLAISE
    On ne peut […] que saluer la prestation incandescente du Chœur et de l’Orchestre de Paris et de la direction magistrale du Chef Esa-Pekka Salonen.
    Les voix de la soprano Golda Schultz et de l’alto Marianne Crebassa résonnent alors avec une force quasi-religieuse, comme une suspension céleste au-dessus du monde terreux.

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